Changement des éléments d’une batterie de PC Portable Dell. Deuxième partie.

Maintenant que nous avons retiré les anciens éléments de la batterie il va falloir récupérer sans l’abimer, l’électronique de contrôle de la charge. Bien évidemment les connexion sont serties. Il n’y a pas trente six solutions dans ce cas : Avec un petit tournevis on force un petit peu sur les points de sertissage pour faire les faire sauter en essayant de garder le plus possible de longueur aux bandes de connexion.

Je ne suis pas trop mécontent de moi car j’ai réussi à garder une bonne longueur aux bandes de connexion… sauf sur celle marquée par la flèche rouge. Heureusement c’est à une extrémité de la batterie donc je pourrais facilement souder une petite « rallonge »

Les nouveaux éléments sont disposés deux par deux. Il va falloir les souder. Oui, je sais, ils ne semblent pas neufs mais c’est parce que je les ai déjà utilisés pour quelques tests 😉

Sur ces éléments la gorge indiquant le pôle positif n’est pas forcement très visible. Heureusement un marquage est là pour éviter toute erreur.

Changement des éléments d’une batterie de PC Portable Dell. Première partie.

Mon PC Portable de travail est un vieux Dell XPS 502 LX. Il commence a être un peu juste en puissance mais avec son Core i7, le remplacement de son HDD par un SSD et l’ajout de Ram pour arriver à 16 Go il me suffit encore. De plus il est super robuste et sa finition est très qualitative. Du coup, quand sa batterie a commencer à flancher il y a environ deux ans, je n’ai pas hésité à la remplacer mais… j’ai bien gardé l’ancienne avec l’idée qu’un jour j’aurais le temps de l’ouvrir et de remplacer les éléments lithium ion. Il y a longtemps que j’ai commandé et reçu les six éléments lithium ion mais je n’avais jamais eu le temps de me pencher sur le remplacement de ceux de ma vieille batterie. Avec le confinement dû au Covid 19, c’est chose faite.

Attention : La manipulation n’a rien de très difficile mais demande un minimum de compétences en soudure et de minutie. Les batteries lithium ion sont « chatouilleuses » et peuvent s’avérer dangereuses en cas de surcharge ou de court circuit. L’outillage pour effectuer cette manipulation est l’outillage classique d’un laboratoire d’électronique. Un bon fer à souder, un multimètre, une pince coupante de qualité, quelques petits tournevis, etc.

Batterie Dell XPS Lx502
Voici à quoi ressemble la batterie du Dell XPS LX502

La première chose est évidemment d’ouvrir la batterie. Sur certains modèles de PC Portable la coque de la batterie peut être ouverte sans trop de difficultés. Par exemple les deux parties de la coque de la batterie de certains HP Pavilion sont « clipsées » et, avec un peu de patiente et de courage, peuvent être déclipsées sans casse. Il n’en est rien pour cette batterie Dell. Les deux parties de la coque sont parfaitement collées et c’est… de la très bonne colle. Essayer d’ouvrir cette batterie en forçant avec un tournevis ne conduirait qu’à tout casser. Il ne reste plus qu’à monter un petit disque à tronçonner sur la perceuse de modélisme et à se mettre délicatement au travail.

Avec beaucoup de précautions afin de ne pas percer un élément de la batterie, on coupe la coque de la batterie.

Après une bonne dizaines de minutes de travail minutieux… la coque de la batterie est séparée en deux parties.

La batterie est ouverte. On voit bien les six éléments constituant la batterie. Chaque élément produit une tension de 4.7 volts.

Délicatement on retire de la partie inférieure de la coque les six éléments et l’électronique de contrôle de la charge. Les éléments sont collés à la partie inférieurs de la coque avec un adhésif plutôt efficace donc il faut forcer une petit peu. Une moitié de pince à linge en bois et un bon outil pour faire levier. Les éléments sont montés en parallèle deux par deux puis les blocs de deux éléments sont montés en série. On obtient une batterie de 14.1 volts. Sur ces éléments, le pôle positif est indiqué par une gorge. Cela peut aussi être un simple marquage ou… les deux.

Les six éléments lithium ion et l’électronique de contrôle de la charge retirés de leur demie coque.

La gorge sur chaque élément indique le pole positif mais par sécurité je vais vérifier avec un multimètre.

11.87 volts. Ma vieille batterie est à plat mais le pôle positif des éléments est bien celui repéré par la gorge.

Maintenant il va falloir séparer l’électronique de contrôle de la charge des éléments lithium ion, assembler les nouveaux éléments deux par deux puis monter les trois blocs de deux éléments en série ainsi que l’électronique de charge et refermer la coque. Ce sera pour la deuxième et la troisième parties de cet article.

Paiements en ligne avec Stripe dans une application ASP NetCore Blazor

Encore quelques semaines de travail et LC2L Informatique élargira son offre à destination des petits producteurs et TPE de l’agroalimentaire avec sa boutique en ligne « Iparla Drive ».

Le développement a été réalisé en C# ASP Net sous NetCore 3.1. Bien sûr les utilisateurs de cette boutique en ligne pourront choisir d’utiliser les services de leur banque pour le paiement en ligne mais nous voulions aussi proposer une solution clef en mains.

Ici nous connaissons bien Stripe, que nous avons utilisé à plusieurs reprises par le passé. Stripe propose, entre autres, un package Nuget et on peut aussi le laisser gérer lui même la saisie et la vérification des informations de la carte bancaire utilisée pour le paiement. Cela évite d’avoir à développer une page de saisie des informations de la carte bancaire. En déléguant ce travail aux API de Stripe nous nous affranchissons de toute la gestion de la sécurité qui s’impose dans le cas de paiements en ligne.

Les deux petites difficultés rencontrées pour l’intégration de Stripe dans « Iparla Drive » ont été :
1) L’utilisation des dernières API V3 proposées par Stripe alors que nous avions l’habitude de la version 2. Je vous rassure, cela n’a rien d’insurmontable, loin de là, mais il a quand même fallu se pencher sur la documentation que propose Stripe. Documentation plutôt bien faite, il faut le reconnaitre.
2) L’intégration dans un composants Blazor. En effet il n’est pas possible d’utiliser du Javascript dans les composants Blazor (*.razor) mais seulement dans les pages Razor (*.cshtml).

Lorsque je donne des cours ou des formations, je donne souvent le conseil, quand on bute sur un point particulier ou qu’on teste une nouvelle techno, de le faire dans un projet de test dédié. Une fois qu’on est sûr que tout fonctionne correctement alors on peut passer à l’intégration dans le projet final. Cela a un avantage : On est sûr qu’il n’y a pas un effet de bord entre le code qu’on teste et celui de l’application en cours de développement. Bref, on est sûr qu’on teste bien ce qu’on veut tester et qu’il n’y a pas d’interaction avec du code « extérieur ».

J’ai donc réalisé une petite application Blazor que je mets en téléchargement ici. Pour l’ouvrir il vous faudra Visual Studio 2019 (La version Community suffit) à jour (Version 16.4.2 à l’instant où j’écris ce billet) afin de bénéficier de NetCore 3.1 dans Visual Studio. Le développement d’Iparla Drive a été commencé en NetCore 3.0 mais nous sommes passés à la version 3.1 dès sa dispo « non preview » car il s’agit d’une version LTS de NetCore, donc avec peu de risques de grosses casses dans les mois qui viennent.

En théorie 😉 il vous suffira de décompresser l’archive et d’ouvrir la solution (BlazorStripeTest.sln). Aucune base de données n’est requise et IIS express, installé avec Visual Studio, suffit pour tester le site. J’ai créé une page sur laquelle figure deux articles. Vous pourrez modifier les noms, libellés, prix et quantités de ces deux articles et vérifier qu’au moment payer sur la page de Stripe le montant et la liste des articles sont corrects.

Important : N’oubliez de renseigner vos clefs d’API dans le fichier StripeConfig.cs. La création d’un compte et l’obtention de clefs d’API de test sont totalement gratuites.


clefs api stripe

Le tableau de bord que propose Stripe est très bien fait et on peut y suivre chaque appel à une API, vérifier ce qu’elle a reçu en paramètre, ce qu’elle a renvoyé et vérifier si, dans un environnement de production, le paiement aurait été accepté. Sur le site de Stripe vous trouverez également de nombreux numéros de carte bancaire… de test 😉 Par exemple le 4242 4242 4242 4242 mais également des numéros qui sont systématiquement refusés, d’autres qui imposent le 3D Secure, etc.

En conclusion, l’intégration de Stripe dans une application Web n’est pas très difficile. Je conseillerais d’utiliser la version 3 des API Stripe pour être en totale conformité avec la SCA (Authentification forte du client) exigée par la directive européenne DSP2.
Enfin, l’exemple téléchargeable est très basique mais sachez qu’il existe de nombreuse possibilités de personnaliser vos formulaires de saisie de carte bancaire. A savoir aussi qu’il existe un SDK Android et un SDK iOS pour utiliser Stripe dans une application mobile.

Bons tests et bons développements.